Épisode 16 : Le mythe Adam-Eve

Livre ouvert et plume dans une forêt, illustrant “feuilleton relire Adam et Ève” sur le GOTM.fr, lecture ésotérique et initiatique.
Relire Adam et Ève, au rythme du feuilleton

Dans ce seizième et dernier épisode, le voyage initiatique d’Adam et Ève atteint son terme – ou plutôt, comme nous allons le découvrir, son éternel recommencement. Après quinze stations, le feuilleton « Relire Adam et Ève » referme le Livre de Moyse non sur une fin, mais sur un seuil : celui où l’Un, éclaté en deux puis en multitudes, renaît par la reconjonction. Des conquêtes d’Alexandre aux confins de l’Éden jusqu’à l’équation secrète du Tétragramme Y.H.W.H., nous verrons que la chute n’est pas une faute mais une épreuve féconde, et que l’initiation maçonnique n’est rien d’autre qu’une palingenèse – une seconde naissance sans cesse rejouée. Une conclusion qui, fidèle à l’esprit des cherchants en kabbale de tradition, refuse de clore pour mieux ouvrir la Voie.


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Conclusion

« In medio stat virtus : La vérité se trouve dans le juste milieu » Montaigne

Telle est la version explicitée du Livre de Moyse malgré les efforts depuis Esdras de falsifier le Sepher de Moyse. D’autant qu’Esdras a voulu se faire passer pour l’auteur de la Bible ce qu’il ne fut en aucune manière. Il a simplement utilisé ce texte pour créer une histoire, la saga d’un peuple en espérance de création. Vous en conviendrez, cher Lecteur, le message mensonger a bien du mal à s’estomper, malgré les efforts de Fabre d’Olivet que les bien-pensants ont traité de fou et d’illuminé, de Carlo Suarès, accepté par le « monde » car il nous a fait connaître Krishnamurti, et de bien d’autres cherchants en kabbale de tradition, très souvent anonymes. Ainsi, nous avons perçu le passage de l’éternité dans le temps, l’éclatement du « Un » en « 2 », puis en multitudes et, par cela même, la génération d’une vie nouvelle dans la « reconjonction » des deux.

Nous sommes bien, ici et maintenant, au début du cycle cosmogonique et de la fin du rôle de Adam et, peu après, de Eve.

Si la question de l’origine est si captivante, si difficile à licencier, c’est aussi parce qu’elle se situe au point de rencontre de deux mouvements opposés de la pensée : le premier est celui qui incite à considérer que seule la compréhension du passé peut fonder l’intelligence du présent ; le second est celui qui incite à croire que l’on ne peut comprendre « ce qui fut » qu’à partir du moment où l’on comprend « ce qui est ». On dirait deux plaques tectoniques qui luttent dans nos têtes. Ainsi, on fabrique un joli poisson qui se mord la queue (ce qui est, dans la nature, exceptionnellement rare !).

En somme, la première démarche de Adam consiste à se retirer du monde des effets secondaires pour gagner les zones causales de la psyché où résident les réels obstacles. A lui de faire toute la lumière et, pour son propre compte et pour les autres participants au Vivant, les extirper afin de parvenir à l’expérience directe, sans détour.

Il assimilera ainsi les images archétypales, ces archétypes dont s’inspirent tous les symboles fondamentaux de l’imagination et de la conscience. La plupart d’entre nous, matraqués par la publicité et les discours, souvent imbéciles et dangereux de nos dirigeants, choisissent le chemin moins audacieux de la routine, du consumérisme, du superflu. Seuls, quelques-uns veulent « partir » à leur propre découverte, vers le chemin de l’essentiel…

Le départ est, pour l’homme qui cherche, constant et permanent : non pas que celui-ci soit à refaire, mais parce que, si ce voyage est celui de la liberté, chaque acte est, en lui-même, un commencement.

Certes, la vision du commencement renvoie toujours au désir de commencer : le commencement lui-même, sans origine et sans détermination, sans fin et sans pensée, se borne à être. Pour tout dire, il faut bien reconnaître que le commencement ontologique n’est rien d’autre qu’un corrélat de la conscience, ou un moment de son devenir individuel.

Pourtant, me semble-t-il, la marche vers la liberté n’est possible que si elle est faite en commun, elle ne peut être authentique que si les hommes ont respectivement et entièrement accompli une conversion radicale ; ce que j’appelle la transformation et que certains nomment le retournement.

Voilà le sens de notre initiation, parce que vivre c’est risquer.

L’Homme ne progresse qu’en risquant dans l’insécurité. L’Homme n’est pas un joueur de mikado qui, comme les syndicalo-fonctionnaires français d’aujourd’hui, croient perdre dès qu’ils bougent !

Voyager, c’est quitter le quotidien pour se rendre disponible à d’autres hommes, à d’autres vies, à d’autres expériences. C’est aussi disposer de soi-même.

Or, cette disposition de soi, cette autonomie est ici un fait nouveau puisqu’elle caractérise la seconde vie inaugurée par la conversion. Ce sera l’occasion de se préparer remarquablement à recevoir l’enseignement des Chapitres suivants du Livre de Moyse consacrés au thème de la descendance.

Alors, on comprend mieux la quête des Indes, elle ne correspond pas uniquement à la découverte de nouvelles routes pour les épices, à la recherche du territoire du prêtre Jean, souverain mythique.

Alors, on comprend mieux le voyage vers l’Orient dont le modèle est celui d’Alexandre le Grand. Ses expéditions militaires sont en vérité valorisées par une quête initiatique de l’immortalité de l’âme. C’est la conquête des Indes pour la Connaissance. C’est explorer les régions inconnues et inaccessibles du monde afin de cartographier les zones d’ombre de soi-même, c’est un processus d’auto-connaissance.

D’ailleurs, le couronnement de la quête d’Alexandre est représenté par sa tentative de conquérir le Paradis. Au-delà des Indes, se trouve le jardin biblique d’Eden (le Sri Lanka d’aujourd’hui). Après avoir parcouru tout le monde physique, Alexandre arrive aux confins du monde métaphysique. Il trouve là sa limite, se heurtant à l’interdiction divine d’y pénétrer, comme Moïse qui ne pourra pas entrer en terre promise.

Alors, on comprend mieux le sens des croisades. Certes, de nombreux croisés sont à la recherche du tombeau du Christ (c’est ce qui est souvent exprimé par les livres de l’histoire « officielle »), mais d’autres, plus conscients, sont partis sur le chemin d’une quête mystique et spirituelle extraordinairement forte : les initiés sont allés directement prendre possession d’un secret, puis fondèrent l’Ordre du Temple…

Ce qui est visible n’est pas toujours vrai.

Combien de pèlerins modernes partent à Compostelle sans savoir que l’important est de trouver le chemin du retour ? Alors, on comprend mieux la fameuse chute de Adam : elle crée la mise à l’épreuve par l’interdiction. La Loi divine permet à l’homme de cueillir durant sa vie terrestre les fruits de la connaissance que ne peuvent lui procurer les jardins du paradis.

Ce n’est pas l’interdiction qui est importante, c’est sa transgression.

Alors, on comprend mieux, la quête de Abraham qui symbolise l’humanité naissante. Éprouvé par le désir du fils, il est éloigné, dispersé, pour que sa race se multiplie. Naît ainsi la notion de sacrifice. Le sacrifice sublime le corps, comme le tannûr (l’athanor) en perdant le tâ’ (le corps) devient lumière (nûr).

Ainsi, on comprend mieux tous les autres voyages mythiques (Jacob, Joseph, Moïse…) qui, représentant la lutte contre la peur, la méfiance, ramènent l’impétrant dans et sur la Voie. L’homme voyage pour trouver un accomplissement et va vers l’autre pour atteindre la perfection.

L’initié, lui, continuera à se demander quels sont les progrès accomplis à chacune de ses haltes, les circonstances de cet immense voyage et la nature particulière de ses résidences.

Le propre du voyage initiatique, celui qui peut être fait sans quitter son Temple, est d’aboutir à un résultat. En arabe, il est très significatif que le mot « voyage » se dise safar. L’autre sens de ce mot est « dévoilement ».

Le voyage est appelé ainsi parce qu’il dévoile les caractères des hommes…

En réalité, les traditions nous apprennent que tous les êtres participent d’un voyage universel sans fin ni dans ce monde, ni dans l’autre et à tous les degrés de l’être, mais à l’intérieur de nous. L’homme n’est pas fait pour s’établir … à rapprocher d’une des significations de Jakin, l’une des colonnes du temple mythique de Salomon. Il ne faut pas s’établir, mais établir les bases de notre propre construction et cela est possible sans obligatoirement voyager (c’est le thème de la colonne brisée du Rite Ecossais Rectifié).

L’existence suppose le mouvement parce que la Vie n’est que mouvement. Les émanations cosmogoniques ont pour premier effet de délimiter le monde dans l’espace ; pour second effet, de produire la vie à l’intérieur de ces limites : une vie polarisée, en vue d’une autoproduction, en une forme duelle mâle et femelle.

« De la conception l’accroissement,

De l’accroissement, la pensée,

De la pensée, la mémoire,

De la mémoire, la conscience,

De la conscience, le désir. »

(Extrait d’un poème Maori)

Le nomadisme peut être considéré comme une expression de l’exigence d’une vie marquée par le qualitatif, le désir de briser l’enclosure et « l’assignation à résidence » (célèbre formule de Michel Maffesoli), propres à la modernité.

Le repos comme le néant n’est qu’une impossibilité.

Regardez le cosmos, le voyage des étoiles, des planètes et autres comètes, est perpétuel. Rien n’a de fin … Le cosmos est donc un vaste système de réflexivité où chaque élément renvoie à tous les autres, les retient en sa facette et est répercuté par chacun d’entre eux. La raison profonde en est que toutes les propriétés du multiple proviennent d’une origine unique. Nous sommes, habitants de cette terre, renvoyés de nouveau et en permanence à cette origine ténébreuse-lumineuse. Tout, vraiment, est dans la symbolique car toute chose peut être transformée en son semblable.

Tout être dans la nature est ainsi la manifestation d’une structure, une forme, bipolaire et contradictoire, et cela provient du fait que tout être ressemble à la cristallisation ambivalente du désir originel qui entraîne la libre joie vers la Lumière.

Comment le voyage initiatique prendrait-il fin, alors que son but est l’infini et que l’on ne dépasse jamais une station sans qu’en apparaisse aussitôt une autre ? Ainsi, par un des mystères les plus secrets, l’infini frappe avec le son du Verbe le vide quantique. C’est donc, à mon sens, le son du Verbe qui a fait jaillir le point étincelant, origine de la Lumière.

Nous sommes le but parce que nous sommes les seuls dépositaires du véritable « secret divin » : les seuls chargés de l’achèvement de la création parce que la routine du quotidien ne propose rien à celui qui ressent la nécessité du voyage initiatique.

Ainsi, la symbolique maçonnique ne fait que préserver et accentuer le lien entre l’initiation, la réalisation de soi, l’exigence spirituelle et l’errance du souffle de la Liberté : l’esprit enfin libre souffle où il veut, comme il veut et quand il veut …

Alors, conservons cette grande image transformatrice de notre deuxième naissance, au moment du grand changement. Cette deuxième naissance est une « naissance » avant tout, vision resplendissante de l’origine, fruit d’une ascèse et d’un retournement de l’être, introduction à une nouvelle vie qui n’a plus rien de commun avec l’ancienne existence, sinon qu’elle est son contraire. Cette nouvelle naissance est le retour périodique et éternel des mêmes événements. Ainsi, nous allons en Franc-Maçonnerie périodiquement, à chaque nouveau degré reçu, revivre sans cesse notre naissance en parfait accord avec la première naissance du premier être potentiel ADAM, merveilleusement « éveillé » par EVE. Cette nouvelle naissance est une véritable « palingenèse »[1] !

Recommencer n’est pas se répéter soi-même, c’est vivre à nouveau l’espérance de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres, de nouvelles tentatives de libération… L’initiation maçonnique est une véritable « renaissance continuée » qui porte l’Être en devenir, mû par son désir de marcher vers lui-même, d’instants en instants, d’épreuve en épreuve ! L’itération peut être une invention, et la répétition un commencement.

Incidemment, mais non dénuée de sens ésotérique, je dois critiquer fortement l’idée de commencement fondant le raisonnement sur le mythe Adam-Eve. En effet, nous avons bien compris que tout est dans le recommencement car le commencement ouvre systématiquement la voie, mathématiquement, j’allais dire, à une deuxième naissance et ainsi de suite…

Ainsi, la problématique du commencement si chère à toutes les religions de la sécurisation, de l’endormissement, de la domination, est un faux problème. Qu’il s’agisse de la réalité ou de la connaissance, la question est inutile. Je rappelle la position des cherchants en kabbale de tradition qui considèrent que l’homme, en permanence, à tout moment de son existence, est entre l’infini du passé et l’infini de l’avenir. Étant ici et maintenant, l’homme doit remplir sa mission ; d’ailleurs, il aurait mieux fait de respecter son environnement au lieu de se préoccuper de l’avant big-bang et de croire à son rachat dans l’au-delà.

Il vaudrait certainement mieux se situer au sein même de l’Être pour le décrire, ou au cœur même de la symbolique pour le constituer… Tiens, il me semble que c’est tout l’objet des 10 Chapitres du Livre de Moyse !

Malheureusement, les traducteurs sont passés par là et ils ont laissé libre cours à toutes les fadaises et les carabistouilles des intermédiaires de dieu. Le possible, en vérité, n’est que le réel avec, en plus, un acte de l’esprit qui en rejette l’image dans le passé une fois qu’il s’est produit.

Cette illusion pose un commencement antérieur à la réalité actuelle. Bergson qualifiait cette illusion de « rétrospective ». Il s’agit de passer de la pensée « intellectuelle » du commencement à l’existence comme commencement. Pour ce faire, nul besoin de religions ou de doctrines, ou encore de philosophies, il suffit d’une démarche ésotérique sincère qui ouvre la route de la Liberté spontanée, racine de nos déterminations.

Nous avons vu, d’ailleurs, s’accomplir une étape essentielle au cours de ces 3 premiers chapitres du Livre de Moyse, celle qui comporte les émanations immédiates de « l’Incréé-Créant » et lesdits « personnages », fluides, intemporels, de l’âge mythologique.

La suivante sera celle qui commence à l’époque des Êtres « créés-créant » et se terminera à l’avènement de l’homme historique. Ce sera l’objet des autres Chapitres du Livre de Moyse.

Le cycle cosmogonique poursuit son cours, mû non plus par les dieux qui sont devenus invisibles sauf pour des extrémistes illuminés, mais par des « héros » à travers lesquels le destin se réalise.

Serions-nous, initiés ou considérés comme tels, ces nouveaux héros ?

La première tâche du héros est d’expérimenter, comme Adam, consciemment, toutes les étapes antérieures du cycle cosmogonique. Puis, il s’agira, comme Eve, de revenir de cet abîme de la vie contemporaine pour servir de transformateur humain des énergies telluriques et cosmiques.

Alors, Y.H.W.H. devient compréhensible, il est le Tétragramme, c’est-à-dire littéralement « quatre signes ». Il faut donc l’examiner comme tel et non comme un mot mystérieux à traduire. Y.H.W.H. est généralement considéré comme le nom propre de dieu inscrit dans un triangle trinitaire. Or, ce triangle est appelé Delta, et un Delta est aussi un Daleth. Ils sont la quatrième lettre des alphabets grec, hébraïque, phénicien, etc.

Daleth est originellement un signe représentant un poisson. Le poisson, comme le Nombre 4, est le symbole de l’existence physique car provenant du milieu le plus résistant au service de la vie : l’eau.

Y.H.W.H. s’inscrit donc, non pas dans une « trinité », mais dans un milieu symbolisant la réponse à la Vie : l’existence physique. Y.H.W.H. se situe, sur le plan architectural, au centre du fronton du Temple que nous construisons. Ce fronton historié trace l’objet de la construction.

Ainsi, Y.H.W.H. semble exposer le but que chaque Maçon se donne dans sa démarche son projet de vie.

Y.H.W.H. se contemple lorsque le Maçon est placé à l’extérieur du Temple, sur le Pavé Mosaïque. Le Pavé Mosaïque, unitaire dans son ensemble et binaire dans ses composants, est l’emblème de l’Homme cherchant à concilier deux aspects de la vie qui sont en lui : l’universel et le particulier, l’éternel et l’éphémère, l’invisible et le visible, l’essence et l’existence, le contenu et le contenant, l’âme et le corps, etc.

Dans le principe, ce rapport non duel est symbolisé par Aleph-Beith.

Dans la continuité temporelle, il prend un caractère « duel » (opposé complémentaire) : c’est celui du Aleph-Yod (la kabbale dit à ce sujet que : Aleph et Yod jouent l’un contre l’autre une partie, celle de la vie, de la mort et de l’existence, dont l’enjeu commun est le 7 de l’indétermination, le 7 de tous les possibles-possibles – cf. Carlo Suarès).

La présence de Yod (10) en tête du schème Y.H.W.H. (seul Nombre sur le plan des dizaines) et des deux Hé (5) semblent parfaitement retranscrire la problématique du cherchant se présentant devant le Temple.

Y.H.W.H. devient, alors, une équation énergétique ésotérique (de l’intérieur) et ontologique (de l’Être) posant le problème de l’immanence, et possédant dans son schème sa propre réponse. En effet, la présence du Waw (6) entre les deux vies (5) signifie que la problématique du cherchant peut se résoudre par un acte copulatif. Les deux aspects de la vie doivent mutuellement se féconder.

Le « germe » intérieur doit perfectionner la « coquille » extérieure et, inversement, la coquille doit faire surgir et faire vivre le germe en se dépouillant de ses structures périmées (c’est la phase de l’abandon des « métaux » des Francs-Maçons).

Tant que ce processus ne s’est pas réalisé, la genèse de l’Homme n’est pas accomplie, l’Être humain n’est pas encore né et doit poursuivre sa voie initiatique, sa recherche de la Vérité…

Pour celui qui est centré au moyeu de la roue, le problème de l’altruisme et de l’égoïsme disparaît. L’homme se dissout dans la loi de la nature et « re-naît » à l’identité qu’il forme avec la signification totale de l’Univers.

Un des plus grands cherchants contemporains, un jour, m’a écrit :

« Une petite réflexion matinale pour un cherchant de Adam dans son jardin :
– Le Adam masculin Ish/1-10-300 existe (10), mais n’est pas vivant.

– Le Adam féminin ishah/1-300-5 est vivant (5), mais n’existe pas.

Le 10 existentiel de l’homme est plongé dans la matière spatio-temporelle : il est Yin. Le 5 de la Vitalité de la femme est initialisation de la Vie, mais « il est vide » (comme ton moyeu de roue) : il est Yang. La genèse de l’Homme est une quête de complémentarité, d’équilibrage, de respiration (souffle Qi), de couplage Yin-Yang…

Le mythe, d’un bout à l’autre (de la planète !), dit qu’au cours du déroulement historique, la femme devra insuffler la vie dans l’existence de l’homme, et l’homme devra, de ce fait, la faire entrer en existence… (merci Carlo !) ».

Ce Frère de recherche méritait bien la conclusion de cet essai.

D’ailleurs, Jacques Prévert nous a dit :

« Et dieu

Surprenant Adam et Eve

Leur dit

Continuez, je vous en prie

Ne vous dérangez pas pour moi

Faites comme si je n’existais pas. »


[1]             La palingénésie, le retour périodique, la renaissance ou la résurrection après une mort apparente, devant avoir lieu pour l’univers tout entier, l’hypothèse physique qui expliquait cette mort et cette résurrection par le feu était une des explications qui devaient se produire, et ce fut celle qui fut le plus généralement adoptée. (Définition CNRTL)


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