Épisode 15 : Le mythe Adam-Eve

Livre ouvert et plume dans une forêt, illustrant “feuilleton relire Adam et Ève” sur le GOTM.fr, lecture ésotérique et initiatique.
Relire Adam et Ève, au rythme du feuilleton

Dans cet épisode, la métamorphose initiatique s’impose comme le grand seuil que tout cherchant pressent et redoute à la fois : celui où l’on accepte enfin de mourir à sa vie profane pour renaître à soi-même. Au fil du Chapitre 10, nous découvrons que la mort n’est nullement une disparition, mais une simple phase du cycle — « le lit de mort est, en même temps, le berceau de la vie ». Nous y déconstruisons le mythe du péché originel, étranger au Livre de Moyse, pour lui substituer une lecture autrement féconde : l’expulsion d’Éden comme accouchement primordial. De l’Adam indifférencié à l’avènement de Hève, de l’épée flamboyante absorbée à l’Homme cosmique cheminant du Qof au Tsaddé final, ce passage révèle ce que l’initiation maçonnique de Tradition poursuit en silence — la transformation de l’être par lui-même.


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Chapitre 10 – La métamorphose…

« Tout change, rien ne meurt … car ce qui fut une fois n’est plus, et ce qui n’était pas est venu à l’Être. Ainsi, est remise en mouvement la totalité du cycle ». Ovide – Les Métamorphoses.

Comme le lecteur le sait, tout phénomène de vie manifestée doit naître de la mort. Par exemple, chez nos antiques Égyptiens, le disque solaire Râ, pour régner sur le monde, devait se lever sur son trône à l’image de la fleur qui s’épanouissait en sortant de la graine enterrée.

Les 3 premiers Chapitres du Livre de Moyse nous aident à comprendre l’homme en mutation ; il n’est plus un homme ordinaire, il est « augmenté » par la Connaissance… Le thème central du mythe est la quête de la Connaissance, la Gnose pour élargir le champ du possible.

À cause du péché originel, l’humanité serait devenue coupable…

Pourtant, la croyance au péché originel a-t-elle amélioré l’homme ?

La certitude procure bonne conscience lorsqu’il s’agit de persécuter, de voler et de tuer ceux qui ne la partagent pas.

Une certitude, quelle qu’elle soit, ne rend pas un être humain meilleur.

Si ce mythe ne vient pas du Livre de Moyse, mais des traducteurs et commentateurs, son succès est dû au fait qu’il propose de laver le péché originel dans les eaux du baptême et ainsi de rétablir l’état originel de l’homme… C’est-à-dire, pour ceux qui détiennent le pouvoir sacerdotal, l’état d’obéissance, de domination et surtout de laisser les hommes sans conscience… Cette position est éminemment politique. C’est rendre irresponsables des actes et des pensées les hommes croyants et souffrants qui, il faut bien le reconnaître, s’en satisfont.

Nous allons passer, notion particulièrement connue des initiés et donc, l’idée de ce passage exprimerait l’existence qui continue « entre deux eaux » (celles d’en haut et celles d’en bas »), l’état de retour au repos de la « pro-matière » pour y puiser des forces nécessaires pour une nouvelle manifestation physique.

Nous voici devant le seuil de la transformation. Ce seuil sera difficile parce qu’il requiert un changement de structure non seulement de la vie consciente, mais aussi de la vie inconsciente.

Les rites ont été imaginés pour aider, accompagner l’impétrant à la transformation, assister le néophyte à passer en « douceur », atténuer la violence de la nouvelle naissance.

Nous sommes peu disposés à franchir le seuil de l’âge adulte.

Nous freinerons toujours des quatre fers le moment de passer et, pourtant, nous le désirons au plus profond de nous-mêmes. Voici un paradoxe de plus !

L’idée selon laquelle le seul fait de « croire », c’est-à-dire d’adhérer à une explication globale de la réalité, déjà « prêt-à-penser », s’inscrit dans la perspective des traductions erronées de ce mythe de Adam et de Eve… Le prêt-à-penser, comme le prêt-à-porter, semble protéger, réchauffer, cacher la nudité, mais aussi, signifier une appartenance et une identité.

C’est le monde des bisounours qui est décrit.

D’un autre côté, nous sommes semblables, et parce que nous voulons devenir plus semblables, nous fondre ensemble, former un seul corps, nous voulons croire ensemble.

La croyance nous rapproche, mais elle nous rend souvent inconscients.

A partir de la confusion du vrai et de l’acceptable, les idéologies « prêt-à-penser » sont construites pour procurer au désir une légitimité et gérer les instincts, elles séparent l’ombre de la lumière, les opposent et s’articulent autour du dualisme vrai-faux, bien-mal, dieu-diable, dualités limitant notre conscience et satisfaisant peu notre insatiable curiosité.

Il s’agit bien là d’un déni de la réalité, puisqu’en réalité l’ombre et la lumière se nourrissent l’une de l’autre.

L’explication ésotérique reconnaît la complémentarité de la Lumière et de la Ténèbre, et la nécessité de la transgression, fonction vitale du cherchant, de l’initié qui légitime la lutte, l’effort, le devenir, le mouvement, la vie.

Pourquoi faut-il que l’avènement du Moi soit lié à la faute, pressentie et reconnue comme ancestrale, éprouvée comme personnelle ?

Pourquoi le « je suis » est-il lié au « je suis coupable » ?

Il n’est pas demandé à l’imaginaire de répondre aux questions légitimes des hommes, mais de gérer leur mal-être en racontant une histoire qui le justifie et l’intègre dans le devenir.

Reconnaissons que l’être sans le devenir est un fantasme, un déni de la réalité, que la pensée ne cesse d’être en marche et ne s’installe pas dans une thèse ultime. L’invitation « deviens qui tu es » peut se dire aussi « reconnais la réalité et n’aies plus envie de mentir ».

Et pourtant, nul ne peut se libérer du mal-être sans un effort personnel, un effort d’introspection et de recherche. Trop souvent, le mal-être est perçu comme une chute (celle hypothétique de Adam et de Eve ou, plus effective, la nôtre), le prêtre propose un traitement, il répare quand il le peut…

Alors qu’il convient de reconnaître la nécessité de la tension et de l’imprévisible en matière de spiritualité. De ce fait, cette tension, cet imprévisible, représente sur le plan ésotérique la force vitale émanée du centre de vie (le soleil extérieur ou le tréfonds de notre vie intérieure) qui anime l’existence primitive (notre ami le serpent) constituant le courant nécessaire, involutif. Ce courant animateur crée indubitablement le courant opposé, dénommé improprement évolutif.

La vie, une fois animée, se développe !

Ainsi, nous analysons l’effort déployé par les forces vitales mises en jeu au moyen du rituel magique de la cérémonie de réception-initiation, effort dirigé vers le renouvellement de la vie dans l’homme prêt à mourir à sa vie profane. Khepera, alors, constituera une vie nouvelle, le rajeunissement éternel !

La destinée d’un homme s’accomplit par le passage de la dépendance à l’autonomie. Ce n’est pas un accident ou un « hasard », mais l’effet d’une volonté…

Le sens de ce passage est limpide : chez les êtres qui n’ont pas de conscience d’exister, l’histoire à venir est prévisible… Pourtant la parole permet de se regarder vivre… Un comportement nouveau est possible, la parole libère : tel est le pari ésotérique.

Ainsi, si tout cela est bien compris, le monde est créé par dieu « pour faire », et l’homme, partenaire de dieu, poursuit la Création. C’est parce qu’il se pose à lui-même comme objet d’étude que l’homme construit son autonomie. Il élargit le champ de ce qui est possible et invente, face à une situation connue, un comportement inédit, face à des questions répétées de génération en génération, des réponses nouvelles. Il joue ainsi le rôle que lui a assigné l’Eternel : celui de partenaire… C’est à mon sens l’un des messages « fondamentaires » de ce mythe… c’est bien ce que nous faisons en travaillant de Midi à Minuit.

Et puis, si la terre était maudite, pourquoi dieu, son incertain créateur, ne le serait-il pas ?

En réalité, Adam doit être « éjecté » de l’Eden pour naître (nous sommes en présence de l’accouchement primordial dans le sens d’essentiel, de vital, d’indispensable).

Refuser cet accouchement, c’est refuser la vie !

L’obéissance à une divinité retarde la Genèse des êtres humains.

Il ne faut pas, alors, s’étonner si « le fœtus est mort ! », comme l’écrivait Carlo Suarès.

La vie ne peut mettre un obstacle à la vie.

Nous devons absorber l’épée flamboyante, le Chérubin et l’Arbre de Vie, tout en même temps, tout, ensemble. Nous naissons dans le combat et nous vivons dans le combat contre tous les « murs de Berlin » qui cloisonnent nos têtes.

Alors et alors seulement, Hève, le second archétype peut advenir. Elle va accompagner l’Homme dans son aventure terrestre… C’est une autre histoire. Si elle représente le symbole de la femme accomplie, elle sera en femme ce que sera en homme Yeshouha (le Jésus, le Maître).

Le débat, au fond, se résume dans une substitution de sexe, et donc dans une substitution de doctrine. C’est cette substitution de sexe que, dans un langage antique, on appelait « la transfiguration ».

Ainsi, la transformation ouvre décidément les portes à la construction de l’identité. Ici, se mettent en jeu deux domaines de processus qui fonctionnent chez chaque individu. Il s’agit du processus du rapport entre l’homme et son environnement et de celui de son rapport de lui avec lui-même. Ainsi, l’homme est capable, simultanément, d’évaluer ces deux rapports et, s’il est conscient, de réduire l’écart entre ces deux processus archétypaux. En effet, sans avoir un regard sur le monde, aucun homme ne saurait en connaître l’existence et, sans analyse honnête de ce qu’il est, aucun homme ne pourrait se transformer.

C’est, et il faut l’affirmer avec force, le but unique de l’initiation maçonnique (malheureusement, et depuis longtemps, détournée).

La franc-maçonnerie constitue bien un terrain propice à la reconnaissance de la complexité de notre existence telle qu’elle vient d’être esquissée. Dans ce monde complexe et, par essence, de plus en plus compliqué, comment ne pas plonger dans ce sentiment intime et objectif de « flou » que chacun éprouve quand il cherche à se définir ?

L’expérience maçonnique accepte, de manière au moins métaphorique, d’assumer la part d’inconnaissable et donc d’admettre le caractère, à la fois limité et toujours prolongeable, de cette connaissance. Ainsi, Adam symbolise l’homme en tant qu’espèce et sans différenciation sexuelle. Cela signifie qu’il est incapable de se reproduire, qu’il marque une intemporalité comme il ne peut y en avoir que dans le domaine métaphysique. Il faut donc que Adam change de forme pour n’être rien de plus qu’un mâle, moins spécifique à l’homme, le second Adam, pour qu’une distinction s’opère de Eve.

Cette dernière, comprise comme son égal et complémentaire en tant que femelle, peut alors être considérée comme contenue dans le premier Adam, le « contraire englobé » de celui-ci. Elle procède, en effet, d’une partie de son corps indifférencié, au même titre du reste que le second Adam.

Conjointement, ils ne peuvent ignorer leur état de partenaires qui deviennent générateurs d’une nouveauté, leurs descendants. Mais, ils pressentent aussi que cette nouveauté va nécessairement leur échapper.

De là naît la possibilité d’admettre une absence qui rend possible la réalisation ultérieure d’un potentiel quand viendra Kaïn.

De là naît aussi le ternaire dont le mythe est porteur.

Dans ces conditions, il est fort plausible que la cohésion repose sur la façon originale d’associer les deux aspects de ce que Adam porte en lui : le premier qui a trait à l’ipséité et le second qui est apprécié dans une altérité réelle et vécue au quotidien. Les Romains se sont inspirés du Mythe de Adam en inventant celui de Janus, sauf qu’ils ont oublié le caractère absolument essentiel du « crampon » qui fait tenir l’ensemble en cohérence et en réalité.

Évidemment, ils ont oublié Eve !

Eve constitue les interactions qui relient les deux lobes de l’Être afin qu’à chaque instant de sa vie, elle ne pourra pas ne pas avoir une posture à la fois personnelle, tournée vers lui, et ouverte, tournée vers l’extérieur. En Franc-Maçonnerie de Tradition, la confusion de la construction du temple extérieur n’existe pas car cette construction ne s’appuie que sur nos nouvelles relations avec l’autre.

On peut retenir, aujourd’hui, que, pour que l’homme existe hors des dogmes et des utopies et qu’il soit reconnu symboliquement dans sa condition bienheureuse sans le masque rétréci de ses seules opinions, la franc-maçonnerie dispose de ressources fécondes.

Quel sens donner, alors, à l’image de la Transformation ?

Afin d’en dégager la portée universelle sans la limiter à une secte particulière, il nous faut examiner toutes les formes par centaines et par millions, multiples, variées de couleur et d’aspect qui peuplent notre terre. Il nous faut voir toutes les innombrables merveilles, voir tout l’Univers, le mobile et l’immuable, tout ce qui est concentré dans le principe de Adam-Eve.

Celui qui a compris le message de Adam-Eve a été gratifié d’une vision dont la portée transcende la destinée humaine ordinaire et qui lui a révélé la nature essentielle du cosmos.

Ce qui lui est donné de voir, maintenant, n’est pas son destin personnel, mais celui de l’humanité, de sa vie dans sa totalité en réalité, de l’atome à tous les systèmes solaires. Il devient ainsi l’Homme cosmique, il vivra entre le Qof et le Tsaddé final.

De ce fait, il comprendra la parole du Maître Jésus quand il disait : « celui qui perd sa vie à cause de moi la trouvera ». L’homme, grâce à des disciplines ésotériques rigoureuses, renonce définitivement à tout attachement à l’égard de ses propres limitations, espoirs ou craintes. Il décide de faire passer en second son soi afin de remplir l’une des conditions essentielles à la transformation pour renaître dans la réalisation de la Vérité. S’il devient anonyme, et il en avait véritablement besoin, il laisse la Loi de la Vie vivre en lui pour qu’il se mette à l’entière disposition des cherchants qu’il croisera au quotidien.

Il donnera tout, mais avec circonspection, en toute conscience et uniquement à ceux qui cherchent authentiquement.

Il saura utiliser à bon escient le puissant langage des images et des lettres-nombres pour communiquer la sagesse traditionnelle.

Le mythe de Adam-Eve aura rempli sa mission d’éclairer toute la vie de l’homme et tout ce qui fait l’homme, la philosophie, la poétique et l’art. Il est évident que nous nous trouvons devant une immense conscience plutôt que dans la ténèbre. La doctrine universelle enseigne que toutes les structures visibles du monde surgissent comme les effets d’une puissance, d’une force « volitive » qui les soutient et les emplit durant la période de leur manifestation et, en laquelle, elles doivent retourner, un jour, se dissoudre. Cette force, selon le temps et selon l’espace, se nomme « Mana » chez les Mélanésiens, puissance de dieu chez les chrétiens et le rapport énergétique principiel Adam-Eve chez tous ceux qui ont compris les champs énergétiques dans lesquels nous nous mouvons. Ces champs se manifestent dans le cosmos, c’est le flux et la structure de l’univers lui-même.

Le cycle cosmique prend corps, l’Homme accompli est celui qui, lors de son existence, connaît et personnifie les appels de cette « supraconscience », laquelle, au sein de la Création, est plus ou moins inconsciente.

Adam-Eve trouve la voie de la Lumière et nous le prouve pour nous aider.

Nous pouvons, à notre tour, devenir le héros de notre vie, au-delà des murs de la ténèbre, les murs de notre « mort vivante ».

Ainsi, le germe précieux Adam est impérissable.

Nous allons connaître un élargissement extraordinaire de nos facultés, un intense renouveau de la Vie, une impulsion à retrouver notre vraie stature. Merci Eve !

Je sais que le saut méthodologique, le saut ésotérique ne doit pas être un simple déplacement, une simple évolution, mais une réelle transformation. Je sais que cette exigence est grande, impossible pour certains, mais ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’elles sont impossibles. Regardez un Karatéka, il regarde loin sur votre épaule pour frapper fort votre menton. Oui, l’objectif est grandiose et pourtant à chaque pas que nous ferons ensemble nous nous avancerons vers notre but : nous-mêmes et notre relation avec les autres.

Oui, il ne s’agit pas de transporter la symbolique telle qu’elle est dans le langage tel qu’il est, mais de les transposer, de les donner à voir et à sentir.

Soyons à l’image de ce mathématicien, merveilleusement défini par Simone Weil, la philosophe : « Tout mathématicien digne de ce nom a ressenti, même si ce n’est que quelquefois, l’état d’exaltation lucide dans lequel une pensée succède à une autre comme par miracle. Ce sentiment peut durer plusieurs heures voire plusieurs jours ». Souhaitons-nous tendre vers ce sentiment de complétude sur notre chemin de recherches, de temps à autre ?

Nous luttons contre l’ignorance disent nos rituels.

Savoir ignorer, ce n’est pas ignorer le savoir, mais savoir que le savoir peut être oublieux et, dès lors, constamment l’inquiéter. En somme, savoir ignorer, c’est ne jamais cesser de faire de la science. Les cherchants en kabbale savent que de nouveaux savoirs peuvent accroître l’ignorance : grâce à une découverte, on comprend qu’on ne savait pas qu’on ne savait pas et, d’un coup, les perspectives changent, l’horizon de la connaissance se reconfigure.

Cette transformation peut se résumer ainsi : la mort n’existe pas en tant que désagrégation des éléments qui feraient disparaître l’individualité. Elle n’est qu’une phase du cycle de vie, le repos pendant lequel se produit le travail mystérieux des forces de la Nature qui préparent l’être humain pour une nouvelle manifestation visible. Donc « le lit de mort est, en même temps, le berceau de la vie ». Cette dernière est identique au parcours quotidien du soleil, de son coucher naîtra un nouveau lever !

Il nous faudra explorer la frontière qui sépare ce que nous savons de ce que nous ne savons pas. Il va falloir grimper dans le ciel des idées, faire de temps en temps des rappels, explorer le champ des possibles, zigzaguer, avaler des arêtes, tout essayer et, à la fin, seulement à la fin, découvrir ce qu’on peut dire de la matière « noire » (notre Être profond), en connaissance de cause…

Et oui, pour être certains que les moutons de Dirac sont entièrement tondus, tondus des deux côtés, il faudrait en faire le tour, les voir de l’autre côté… C’est généralement à partir d’un point de vue partiel et quelquefois partial sur un objet que nous tirons une conclusion portant sur l’intégralité de l’objet.

À ne pas manquer — le prochain épisode
Et si la question même de l’origine n’était qu’un leurre ? Dans le prochain épisode — la Conclusion de notre relecture des dix premiers Chapitres du Livre de Moyse —, nous renversons l’évidence : le commencement est un faux problème, et tout, absolument tout, se joue dans le recommencement. Vous croyiez que le pèlerin part pour atteindre Compostelle ? L’essentiel est de trouver le chemin du retour. Vous pensiez que Y.H.W.H. désignait une trinité divine ? Nous y lirons une équation énergétique inscrite dans le poisson, le Daleth, l’eau — la réponse à la Vie elle-même. Voyages d’Alexandre, secret de l’Ordre du Temple, palingénèse maçonnique, complémentarité du Ish et de la Ishah : autant de seuils où l’initié, devenu héros, comprend que vivre, c’est risquer. Une vérité dérange les marchands de certitude depuis Esdras — il est temps de la regarder en face.
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