Briser les liens

Le Maître est libéré.

Il peut paraître paradoxal qu’il soit nécessaire de faire appel à une tierce Autorité pour libérer un Maître, digne héritier de notre Maître à tous, Maître Hiram.

Pourtant sans l’intervention de nos Maîtres passés, jamais nous n’aurions envisagé de nous-même et fait les premiers pas pour parcourir le Chemin de notre perfectionnement Spirituel et Moral. L’homme n’est pas libre, il croit l’être, mais il est agi de l’intérieur par une puissance insoupçonnée qui a pour nom Ego qui l’entraîne à désobéir et à tuer si nécessaire.

Il faut rechercher cette tendance en l’homme dans son histoire, non seulement notre propre histoire, notre éducation, notre instruction, nos expériences, mais aussi dans l’histoire de la race humaine où, pour survivre, bien des outrances et des crimes ont été commis et enregistrés dans un compartiment secret de notre conscience.

Dès qu’apparaissent les premiers signes d’une menace, quelle qu’en soit le type, ils déclenchent des automatismes que l’on peut qualifier de primaires et irréfléchis.

Le Maître est conscient qu’il ne peut y avoir de perfectionnement sans cette descente en Soi, pour s’observer et corriger, mais il se trouve confronté à des difficultés et des paradoxes insoupçonnés et inattendus.

La peur, la haine, les remords, etc., la liste est longue des émotions négatives qui l’habitent sans qu’il en ait conscience.

La Franc Maçonnerie par ce travail d’introspection sur le Maître l’amène à la recherche des origines de son agressivité, de ses angoisses et de son sentiment de culpabilité. Conscience et inconscience s’entrechoquent, se déchirent pour finalement s’incliner devant la splendeur, la beauté du sentiment d’Amour qui n’a pas besoin de mots pour s’exprimer, mais seulement d’un cœur pour y reposer.

Alors, s’ouvre, devant le Maître, le chemin vertueux qu’il doit emprunter non sans risques car le danger est présent et le guette. Le Maître a besoin de moraliser son action sous peine de se voir interdire l’accès aux hautes sciences.

Malgré le chemin parcouru depuis l’initiation, le Franc-maçon a oublié l’épisode du miroir, il se croit Maître, mais il n’est maître que d’un corps physique, empli de détritus auquel il s’accroche comme à une bouée. Le Maître a oublié qu’il est également un Pur Esprit, avant d’être un mental. Il se révèle au grand jour en Maçonnerie, dans sa vraie nature qu’il cache dans le monde profane où il reste dans le politiquement correct.

En Maçonnerie, le Maître est libre et cette liberté de s’améliorer, il va l’utiliser, trop souvent, pour exprimer ses plus vils défauts. Le Maître doit travailler dans le plus grand secret de son cerveau, à son perfectionnement. Il va commencer le travail de soumission de ses désirs et passions, mère de tous les vices, qui résident encore dans la caverne de son crâne. Il va les mettre sur le bûcher où le feu de l’Amour va réduire en cendre la peur, la haine (de l’autre et de soi-même) et les vices, pour ne garder que l’humilité, le courage, l’amour de son prochain et les vertus.

La Franc-Maçonnerie nous libère symboliquement, mais il appartient à chacun de se libérer de ses peurs, désirs et passions qui encombrent notre Cœur. Cœur qui nous parle et que nous n’entendons pas du fait du vacarme et du brouhaha qui accompagne nos vies.

1 Comment

  1. Bonjour,

    Si je peux me permettre de reprendre cette phrase :

    « Le Maître a besoin de moraliser son action sous peine de se voir interdire l’accès aux hautes sciences ».

    Certes ! Moraliser avec ces propres règles intérieures qui n’est autre que son cœur, en un ressenti de bien faire, et non sur un dictat !
    D’où l’importance dans ce texte de se connaitre.
    Je ne pense pas qu’en tant qu’être Humain nous puissions vivre sans désir et passion.
    Le fait de rechercher notre propre Vérité notre propre Lumière, se remettre en cause, dès que possible, fait partie d’un désir et d’une passion.
    À mon sens !
    Douce journée

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